Organisation et plannings de révision

Je me permets : l’orthographe correcte sans hésiter

Camille Lemoine Par Camille Lemoine · 6 juin 2026 18 min -
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La bonne orthographe est « je me permets », avec un s final. Il s’agit du verbe pronominal « se permettre » conjugué au présent, comme on le ferait pour le verbe prendre au présent : « je me permets » est correct, tandis que « je me permet » est une faute fréquente à l’écrit.

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Tu as peut-être déjà relu un mail dix fois avant d’envoyer : « je me permets » ou « je me permets » ? Cette hésitation, je la vois souvent chez mes candidats au CRPE, mais aussi dans des candidatures, des demandes à l’administration ou des messages aux familles. Le piège vient surtout de l’oral : le s ne s’entend pas, donc l’erreur passe facilement inaperçue. Pourtant, à l’écrit, elle saute aux yeux, comme pour certaines expressions où l’on se trompe souvent à l’écrit. Et dans un concours ou un message formel, ce petit détail peut fragiliser une impression de sérieux. Mieux vaut donc verrouiller une bonne fois pour toutes la bonne forme.

En bref : les réponses rapides

Peut-on écrire « je me permets » dans une lettre de motivation ? — Oui, c’est correct, mais la formule peut paraître trop prudente si elle ouvre chaque phrase. Dans une lettre de motivation, une formulation plus directe est souvent plus efficace.
« Je me permets de vous relancer » est-il poli ? — Oui, la formule est polie et fréquente. Elle fonctionne bien en relance, à condition d’être suivie d’un objet précis et d’un ton sobre.
Pourquoi la faute « je me permet » est-elle si fréquente ? — Parce que le s final ne s’entend pas à l’oral. Beaucoup de fautes de conjugaison viennent de cette confusion entre forme écrite et forme prononcée.
Quelle différence entre « je me permets » et « je vous contacte » ? — « Je me permets » atténue et polit la prise de contact. « Je vous contacte » est plus direct, plus net et souvent préférable dans un mail professionnel court.

Je me permets ou je me permet : quelle orthographe faut-il écrire ?

La bonne forme est toujours « je me permets », avec un s. Si tu te demandes comment écrire je me permets, la réponse est simple : le verbe est se permettre, un verbe pronominal conjugué au présent de l’indicatif, à la 1re personne du singulier. On écrit donc je me permets, jamais je me permet. La confusion est fréquente, parce qu’à l’oral, le s final ne s’entend pas. Pourtant, en langue française, l’orthographe reste visible immédiatement à l’écrit, surtout dans un mail formel.

Dans les messages du quotidien, tu verras souvent des tournures correctes comme je me permets de vous contacter, je me permets de vous écrire, je me permets de vous relancer, je me permets de vous envoyer ce mail ou je me permets de revenir vers vous. Ces formulations sont courantes en candidature, dans un échange avec l’administration, avec une direction d’école ou dans un cadre commercial. En revanche, écrire je me permet donne tout de suite une impression de relâchement. C’est une faute très visible, au même titre que la variante fautive je vous contact, qu’on croise encore trop souvent dans les courriels.

Sur le terrain, je le dis souvent aux candidats au CRPE : cette erreur ne bloque pas toujours la compréhension, mais elle fragilise la crédibilité. Dans une copie, une lettre de motivation ou un message adressé à une circonscription, elle peut faire tache, parce qu’elle touche une formule de politesse très fréquente. Or, plus une formule est courante, plus la faute saute aux yeux. Tu peux garder cette expression si le contexte est hiérarchique ou administratif, notamment lorsque tu sollicites une réponse, une information ou un rendez-vous, ou quand tu indiques que je vous joins un document. Néanmoins, si ton mail est déjà direct et clair, une tournure plus simple est parfois meilleure : Je vous écris pour… ou Je vous contacte au sujet de….

À retenir

Écris toujours je me permets avec un s. La forme je me permet est fautive, même si la différence ne s’entend pas à l’oral.

Pourquoi écrit-on « je me permets » avec un s ? La règle expliquée simplement

On écrit « je me permets » parce que le verbe est permettre, un verbe du 3e groupe. Au présent de l’indicatif, la 1re personne du singulier donne je permets. Avec la forme pronominale, on ajoute seulement me : je me permets. Même logique pour des formes voisines qui piègent souvent en mail : je vous transmets, je me joins, mais je vous contacte.

La règle est simple, à condition de partir du bon verbe. Ici, l’infinitif est permettre, pas permetre ni une forme figée de politesse. Tu conjugues donc permettre au présent, puis tu ajoutes le pronom réfléchi si nécessaire. Cela donne je permets, donc je me permets. En classe comme en préparation CRPE, je vois souvent la faute parce que l’oreille n’aide pas : le s final ne s’entend pas. Pourtant, la logique verbale reste nette. On retrouve la même mécanique dans je vous transmets, où le s marque aussi la 1re personne, alors que je vous contacte prend un e final parce que le verbe est contacter, du 1er groupe. Si tu hésites sur la conjugaison, un outil comme Le Conjugueur peut dépanner, mais la règle de base suffit dans la plupart des cas.

Infinitif Forme correcte Erreur fréquente
permettre je permets / tu permets / il permet je permet
se permettre je me permets / tu te permets / il se permet je me permet
transmettre je vous transmets je vous transmet
se joindre je me joins je me joint
contacter je vous contacte je vous contact
À retenir : avec permettre et transmettre, la 1re personne finit en -s ; avec contacter, elle finit en -e.

Les hésitations proches suivent la même logique grammaticale. Tu écris « qui te permet ou qui te permets » ? La bonne réponse est qui te permet, parce que le sujet est qui, donc il/elle : 3e personne du singulier. En revanche, je me joins prend bien un s, car c’est je. Même contraste pour je vous transmets et non je vous transmet, alors que je vous contacte reste sans s. Le piège, ce n’est pas la politesse ; c’est l’identification du verbe et de la personne. Dans un mail administratif, une candidature ou un message à l’école, cette vigilance compte, notamment quand on écrit je vous envoie un document, car ce sont des fautes très visibles. Par conséquent, relis toujours le verbe seul avant d’envoyer : je permets, je transmets, je joins, je contacte.

Avant : Je me permet de vous transmettre mon dossier. Après : Je me permets de vous transmettre mon dossier.
⚠️ Ne confonds pas la personne du verbe : je me permets, mais il se permet ; qui te permet, pas qui te permets.

Mon astuce de relecture est très concrète. Remplace mentalement le verbe douteux par je prends ou je mets. Si tu dirais je prends, la logique de la 1re personne avec s s’entend mieux ; tu retrouves alors je me permets ou je vous transmets. Si tu testes avec je contacte, tu entends au contraire la finale en e, comme dans les verbes du 1er groupe. Cette comparaison ne remplace pas une vraie maîtrise de la je me permets conjugaison, néanmoins elle fonctionne très bien en situation d’examen ou juste avant d’envoyer un mail. C’est rapide, fiable, et surtout utile quand tu écris sous pression.

"Je me permets" ou "Je me permet" ? - Cycle 3 - Collège - Sans confusion — Pass Education FR

Mini-tableau de conjugaison utile pour ne plus hésiter

Écris je me permets avec -ts, parce que le verbe est permettre, comme je transmets. Même logique pour je me joins, mais pas pour je vous contacte, qui ne prend pas de s. En mail formel, ces formes sautent aux yeux. Mieux vaut les fixer une bonne fois.

VerbeForme correcteFaute fréquenteExemple complet
permettreje permetsje permetJe permets cette précision pour éviter un malentendu.
se permettreje me permetsje me permetJe me permets de vous relancer au sujet de ma candidature.
transmettreje vous transmetsje vous transmetJe vous transmets les pièces demandées en pièce jointe.
joindreje me joinsje me jointJe me joins à l’équipe pour vous remercier.
contacterje vous contacteje vous contactesJe vous contacte pour confirmer le rendez-vous.
À retenir : Permets et transmets finissent en -ts ; contacte reste simple, sans s.
Avant : « Je me permet de vous transmettre mon CV. » Après : « Je me permets de vous transmettre mon CV. »
⚠️ La faute la plus visible reste je me permet : dans un mail administratif, elle fragilise tout de suite la crédibilité.

Faut-il encore écrire « je me permets » dans un mail ? Quand la formule aide, quand elle affaiblit ton message

Oui, « je me permets » est correct. Mais ce n’est pas toujours la formule la plus efficace. Dans un mail professionnel hiérarchique ou administratif, elle peut adoucir une demande et marquer la politesse. En revanche, dans une candidature, une relance ou un message commercial, elle peut vite paraître trop prudente, répétitive ou passive.

La vraie question n’est donc pas seulement grammaticale. C’est une question d’usage. Je me permets sert à atténuer, à entrer en contact sans brusquer, à montrer que tu respectes la place de l’autre dans la hiérarchie ou dans l’administration. Dans certains contextes, c’est utile. Par exemple, pour écrire à une circonscription, à un service de gestion, à une direction d’école que tu ne connais pas, la formule crée une distance polie. En revanche, si tu l’emploies pour tout, ton message perd en netteté. Je le vois souvent en préparation CRPE : la phrase est correcte, mais elle n’avance pas. Écrire juste, ce n’est pas seulement éviter la faute ; c’est aussi choisir une tournure qui porte clairement ton intention. Un bon mail dit ce que tu fais, ce que tu demandes et pourquoi, sans s’excuser d’exister.

Dans un échange hiérarchique ou administratif, garde la formule si elle adoucit une demande sensible : Je me permets de vous solliciter au sujet de mon affectation consultable sur le portail I-Prof fonctionne. Dans une relation plus directe, allège : Je vous écris au sujet de… ou Je vous contacte pour…. En candidature, évite je me permets de vous contacter concernant ma candidature, trop long et trop flou ; préfère Je vous contacte au sujet de ma candidature. Même logique pour une relance : je me permets de vous relancer sonne souvent timide, alors que Je reviens vers vous au sujet de… est plus sobre. Dans un message commercial, je me permets de revenir vers vous ou je me permets de vous envoyer ce mail alourdissent l’entrée ; va droit au but. Avec une école, un IEN ou une circonscription, dose selon la relation : politesse si tu écris pour la première fois, formulation plus directe si l’échange est déjà engagé.

Contexte Conseil Avant Après
Hiérarchie Garde l’atténuation si la demande est délicate Je me permets de vous solliciter pour… Je vous écris au sujet de…
Administration Utile au premier contact Je me permets de vous envoyer ce mail… Je vous contacte pour…
Candidature Privilégie l’action claire Je me permets de vous contacter concernant ma candidature Je vous contacte au sujet de ma candidature
Relance Évite la prudence excessive Je me permets de vous relancer Je reviens vers vous au sujet de…
École / circonscription Adapte au degré de proximité Je me permets de revenir vers vous Je reviens vers vous concernant…
À retenir : « Je me permets » est grammaticalement juste, mais stylistiquement variable. Au CRPE comme dans la vie pro, on attend une écriture correcte et efficace.
Avant : Je me permets de vous contacter concernant ma candidature ; après : Je vous contacte au sujet de ma candidature.
⚠️ Ne confonds pas politesse et effacement. Si chaque mail commence par je me permets, ton message devient mou, surtout dans une relance ou une demande simple.

Exemples avant/après : des formulations plus nettes sans perdre en politesse

Tu peux garder je me permets si tu sollicites quelqu’un sans lien direct, surtout dans un cadre hiérarchique ou administratif. En revanche, si ta demande est légitime et claire, une formule plus directe est souvent plus professionnelle. Exemples utiles : « Je me permets de vous relancer au sujet de mon dossier » devient « Je vous relance au sujet de mon dossier » ; le second est plus net. « Je me permets de vous contacter concernant le stage » peut rester, car il atténue l’entrée en relation. « Je me permets de vous envoyer mon CV » s’allège bien en « Je vous adresse mon CV », plus sobre en candidature. « Je me permets de revenir vers vous » gagne en précision avec « Je reviens vers vous au sujet de l’inscription ». Enfin, « Je me permets de demander si… » devient souvent « Pouvez-vous me confirmer… ? » : plus actif, plus lisible, et toujours courtois.

Comparatif des contextes où utiliser ou remplacer je me permets

Par quoi remplacer « je me permets » ? Synonymes utiles, nuances et formulations correctes selon le contexte

Tu peux remplacer « je me permets » par une formule plus directe si le contexte le permet : je vous contacte, je vous écris, je reviens vers vous, je vous adresse, je souhaite attirer votre attention. Le bon choix dépend du registre de langue, du degré de politesse attendu et de l’objectif du message : demander, relancer, transmettre ou faire un signalement.

Si tu te demandes comment remplacer je me permets, ne cherche pas un synonyme mécanique de type « qui me permet synonyme » : en rédaction formelle, on remplace surtout la fonction de la formule. Pour prendre contact, écris plutôt « je vous contacte concernant » ou « je vous écris au sujet de ». Dans un mail administratif, c’est net et sobre. Pour une relance, « je reviens vers vous au sujet de mon dossier » sonne plus juste que « je me permets de revenir vers vous », souvent trop long. En mail commercial, « je vous adresse » convient si tu envoies un devis, un document ou une pièce jointe. « Je vous transmets » insiste sur l’envoi effectif ; « je vous adresse », lui, garde une nuance plus institutionnelle. « Solliciter » est utile pour une demande précise, mais reste plus soutenu : je sollicite un rendez-vous fonctionne, à condition que le ton global reste cohérent.

Le cas de « je me permets de vous signaler » mérite un vrai tri. La formule est correcte, surtout si tu annonces un problème sensible avec tact : absentéisme, erreur de dossier, incident matériel, difficulté d’élève. Néanmoins, si le fait doit être posé clairement, préfère « je vous signale » ou « je souhaite attirer votre attention sur ». C’est plus ferme, sans être brutal. Évite en revanche les tournures lourdes : « je me permets de vous informer que je vous transmets », « je me permets de vous contacter concernant le sujet de », ou « je viens par le présent mail ». Ces formulations alourdissent la phrase et diluent l’action. Même logique pour les doutes voisins de niveau rédactionnel, par exemple « quelle qu'elle soit » : dans un écrit formel, la justesse grammaticale compte autant que le ton.

Voici des modèles prêts à l’emploi. Pour une demande d’information : « Je vous écris afin d’obtenir des précisions sur les pièces attendues. » Pour une relance de dossier : « Je reviens vers vous concernant ma candidature transmise le 12 mars. » Pour un envoi de pièce jointe : « Je vous transmets en pièce jointe l’attestation demandée. » Pour un signalement : « Je vous signale une erreur sur le relevé joint. » Pour une candidature : « Je vous adresse ma candidature au poste de professeur des écoles contractuel. » En pratique, le meilleur je me permets synonyme est souvent la version la plus simple, dès lors que la relation ne demande pas une forte atténuation hiérarchique. Tu gagnes en clarté, et ton message paraît plus assuré.

Qui me permet synonyme ?

Selon le contexte, on peut remplacer « qui me permet » par « qui m’autorise à », « qui me donne la possibilité de », « qui me laisse », « qui me rend possible » ou « grâce à quoi je peux ». En rédaction soignée, je choisis la formule selon le niveau de langue et la précision attendue.

Qui permette conjugaison ?

« Permette » est le verbe permettre au subjonctif présent, à la 1re ou 3e personne du singulier : « que je permette », « qu’il permette », « qu’elle permette ». Dans « qui permette », le subjonctif s’emploie souvent après une idée de recherche, de souhait ou d’éventualité : « je cherche une solution qui permette d’avancer ».

Qui te permet ou qui te permets ?

On écrit « qui te permet ». Le sujet du verbe est « qui », repris ici par « il/elle », donc on conjugue à la 3e personne du singulier : « permet ». « Permets » correspond à « tu permets ». Exemple : « Qui te permet de parler ainsi ? » mais « Tu permets cela ».

Comment écrire je me permets ?

La bonne forme est « je me permets », avec un s final, car le verbe permettre se conjugue ainsi à la 1re personne du singulier au présent : « je permets ». La tournure complète la plus fréquente est « je me permets de vous écrire » ou « je me permets de vous contacter ».

Comment écrire quelle qu'elle soit ?

On écrit « quelle qu’elle soit » en trois mots, avec « quelle » accordé avec le nom féminin qu’il reprend. Exemple : « la solution, quelle qu’elle soit ». Au masculin, on écrit « quel qu’il soit ». Cette tournure signifie « peu importe laquelle » et s’emploie dans un registre plutôt soutenu.

Comment remplacer Je me permets ?

Pour éviter la répétition, on peut écrire « je vous contacte », « je vous écris », « je souhaite attirer votre attention sur », « je prends la liberté de » ou « je reviens vers vous ». J’adapte la formule selon le ton recherché : plus direct, plus poli ou plus administratif.

Comment écrit-on je me permets de vous signaler ?

La formule correcte est « je me permets de vous signaler ». Elle est grammaticalement juste et courante dans les courriels formels. On peut l’utiliser pour introduire une remarque ou une information importante. Si l’on veut un style plus direct, on peut aussi écrire « je souhaite vous signaler ».

Comment écrire je vous contact ?

On n’écrit pas « je vous contact », mais « je vous contacte », avec e à la fin. Le verbe contacter au présent, à la 1re personne du singulier, donne « je contacte ». Exemple correct : « Je vous contacte au sujet de votre demande ». C’est une formule simple, claire et professionnelle.

Retenons l’essentiel : on écrit toujours « je me permets », avec un s. Si tu veux éviter une faute très visible, pense au verbe « permettre » à la 1re personne : « je permets », donc « je me permets ». Ensuite, pose-toi une deuxième question utile : cette formule est-elle adaptée à ton contexte, ou peux-tu écrire plus direct et plus clair ? En concours, en candidature ou dans un mail administratif, une formulation juste, simple et maîtrisée fait tout de suite meilleure impression.

Mis à jour le 05 mai 2026

Camille Lemoine

À propos de Camille Lemoine

Camille Lemoine est professeure des écoles et ancienne lauréate du CRPE. Passionnée par la réussite éducative, elle s’engage à rendre la préparation au concours plus humaine, accessible et efficace. Grâce à son expérience, elle accompagne aujourd’hui les candidats avec des conseils concrets, des plannings détaillés et un regard bienveillant sur les défis du métier.
Fondatrice de Réussir le CRPE, elle dédramatise les étapes administratives et partage son expertise pédagogique.

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