« Je me permettais » est la 1re personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif du verbe pronominal « se permettre ». Cette forme exprime une action passée ou une atténuation polie, et ne doit pas être confondue avec « je me permets » au présent ni « je me permettrais » au conditionnel.
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« Je me permettais » est la 1re personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif du verbe pronominal « se permettre ». Cette forme exprime une action passée ou une atténuation polie, et ne doit pas être confondue avec « je me permets » au présent ni « je me permettrais » au conditionnel.
Tu hésites entre « je me permets », « je me permettais » et « je me permettrais » au moment d’écrire un mail ou une copie ? C’est une confusion très fréquente, y compris chez des candidats sérieux au CRPE. En correction, je vois souvent des phrases justes sur le fond mais affaiblies par un mauvais temps verbal. Or, ici, tout se joue dans la nuance : présent pour une demande immédiate, imparfait pour un contexte passé ou une atténuation, conditionnel pour une formulation plus hypothétique. Si tu veux éviter la faute et choisir la tournure de phrase la plus naturelle, ce repère va t’aider concrètement.
En bref : les réponses rapides
Je me permettais : quelle conjugaison et quel temps employer ?
Je me permettais est la 1re personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif du verbe pronominal se permettre. Cette tournure de phrase renvoie à une action passée, avec souvent une nuance d’atténuation ou de politesse : « Je me permettais de vous relancer hier ». Ce n’est ni du présent, ni du conditionnel.
Sur le plan de la conjugaison, la définition est simple : se permettre devient je me permettais quand tu parles d’un fait situé dans le passé, vu dans sa durée, son contexte ou son caractère habituel. C’est la valeur classique de l’imparfait de l’indicatif. En copie, je vois souvent une confusion avec je me permets, qui est du présent, ou avec je me permettrais, qui relève du conditionnel. Le bon repère est celui-ci : je me permets sert à agir maintenant, je me permettais replace l’action dans un cadre passé, et je me permettrais exprime une hypothèse, une réserve ou une politesse plus distante. Des outils comme Le Conjugueur, Larousse ou Projet Voltaire donnent la forme juste, mais ils n’expliquent pas toujours assez l’emploi réel dans une tournure de phrase.
Dans les usages concrets, je me permettais fonctionne très bien quand tu racontes une situation passée ou quand tu restitues un échange. Exemple dans un mail professionnel : « Je me permettais de revenir vers vous au sujet de ma candidature envoyée lundi ». Exemple dans une copie de concours : « Dans cette séance, l’enseignante se plaçait en retrait et je me permettais d’observer les interactions entre élèves ». Exemple à l’école : « Je me permettais de rappeler la consigne à voix basse pour ne pas couper l’activité ». L’imparfait crée ici un arrière-plan, parfois une atténuation. C’est utile quand tu relates un fait sans brutalité. En revanche, si tu écris aujourd’hui à un directeur, à un jury ou à un formateur, je me permets est souvent plus naturel : « Je me permets de vous contacter ». C’est la formule attendue dans un mail actuel, celle qu’on retrouve aussi chez L’Étudiant, Ouest-France ou Le Nouvel Obs dans leurs conseils de rédaction.
Garde donc un mini repère très simple. Je me permets : présent de l’indicatif, action en cours, demande immédiate. Je me permettais : imparfait de l’indicatif, action passée, habitude, décor du récit ou politesse atténuée dans un contexte déjà engagé. Je me permettrais : conditionnel, hypothèse, prudence, formule plus distante. En CRPE, cette distinction compte vraiment. Une bonne forme verbale montre que tu maîtrises le temps du récit, l’énonciation et l’adaptation au destinataire. Mon conseil de terrain est simple : si tu peux remplacer par « à ce moment-là », l’imparfait est souvent logique ; si tu peux remplacer par « maintenant », choisis plutôt je me permets. C’est concret, rapide, et très efficace pour éviter la faute.
Repère rapide : présent, imparfait ou conditionnel ?
Je me permets s’emploie pour une action au moment où tu écris ou parles ; je me permettais renvoie à un cadre passé, souvent dans un récit ou un rappel ; je me permettrais marque l’hypothèse, l’éventualité ou une politesse plus appuyée. Ce repère suffit dans la plupart des copies, mails et écrits professionnels.
En pratique, regarde le repère temporel et l’intention d’énonciation. Dans un mail à l’IEN, tu écris : Je me permets de vous contacter au sujet de mon affectation, parce que la démarche se fait maintenant. Dans un message à des parents, Je me permettais de revenir vers vous après notre échange de lundi replace la prise de contact dans un contexte passé ; la formule peut convenir, mais elle sonne plus distante. En copie de CRPE, tu peux noter : Dans cette situation, je me permettrais d’ajouter un temps de verbalisation, car tu proposes une hypothèse didactique, non une action déjà engagée. Par conséquent, choisis le temps selon le sens, pas selon une impression de politesse.
Quand écrire « je me permettais » dans une phrase correcte ?
On écrit « je me permettais » quand l’action appartient au passé ou quand on rapporte une demande formulée avec atténuation dans un contexte déjà révolu. La formule fonctionne dans un récit, un compte rendu ou une relance passée. En revanche, si tu écris maintenant, il faut choisir « je me permets ».
En langue française, l’emploi du verbe se permettre dépend du temps et de la situation d’énonciation. À l’imparfait, la forme décrit souvent une action en cours dans le passé, une habitude ou un cadre narratif. C’est exactement le bon choix dans un compte rendu d’entretien : Lors de notre échange, je me permettais de reformuler la demande des parents pour vérifier la compréhension. Même logique dans un rapport de stage : Je me permettais aussi de noter les réactions des élèves pendant l’atelier. La tournure de phrase est naturelle, car tout se situe dans un passé déjà installé. Dans une copie de CRPE, elle sert aussi à justifier une démarche : Dans cette séance, je me permettais enfin de différencier la consigne pour deux élèves fragiles. Ici, l’imparfait ne marque pas une politesse abstraite ; il construit un arrière-plan, avec une vraie valeur aspectuelle. C’est la base de la définition du verbe en contexte : le sens naît du temps choisi.
La question quand écrire je me permettais se règle donc par le contexte. Si tu envoies un mail poli aujourd’hui, écrire Je me permettais de vous contacter aujourd’hui sonne incohérent, puisque l’action se déroule au présent. On attend « je me permets ». En revanche, dans une relance déjà effectuée, l’imparfait devient juste : La semaine dernière, je me permettais de vous relancer au sujet de ma demande. Le registre soutenu ou administratif apprécie cette nuance, surtout dans un rapport, un courrier relaté ou une synthèse professionnelle. Le registre courant, lui, préfère souvent des formulations plus directes. Mon repère de terrain est simple : si tu peux ajouter hier, à ce moment-là ou chaque fois, l’imparfait est souvent pertinent. Par conséquent, l’emploi de je me permettais reste précis : passé raconté, habitude passée, action en train de se faire dans le passé, ou atténuation d’une démarche déjà accomplie. Pour une phrase correcte, le temps doit toujours correspondre au moment réel de l’action.
Je me permettais, je me permets, je me permettrais : comment ne plus confondre ?
La différence tient au temps du verbe et au sens. Je me permets exprime le présent. Je me permettais renvoie au passé. Je me permettrais relève du conditionnel présent et marque l’hypothèse, la prudence ou la politesse. Ajoute aussi je me permettrai, au futur simple. Pour choisir vite, pose-toi une seule question : maintenant, avant, ou éventuellement plus tard ?
En copie ou dans un mail, l’erreur vient souvent d’une confusion entre imparfait, présent de l’indicatif, conditionnel présent et futur simple. C’est le cœur du doute dans je me permets ou je me permet, mais aussi dans je me permettais ou je me permettrais. La forme correcte au présent est bien je me permets, avec -s. En classe, je conseille un réflexe simple : remplace se permettre par un verbe régulier. Si tu peux dire je parlais, tu écriras je me permettais. Si tu peux dire je parlerais, ce sera je me permettrais. Et si tu peux dire je parlerai, alors tu écris je me permettrai. Ce repérage marche très bien en examen, surtout quand tu hésites entre futur ou conditionnel.
| Forme | Temps | Valeur | Exemple correct | Erreur fréquente |
|---|---|---|---|---|
| Je me permets | Présent de l’indicatif | Action actuelle, prise de parole immédiate | Je me permets de vous écrire au sujet de mon stage. | Je me permet de vous écrire |
| Je me permettais | Imparfait | Habitude passée, contexte, atténuation dans un récit | Je me permettais parfois de reformuler la consigne. | Employer cette forme pour une demande actuelle |
| Je me permettrais | Conditionnel présent | Hypothèse, prudence, politesse | Je me permettrais une remarque sur la progressivité. | Le confondre avec le futur simple |
| Je me permettrai | Futur simple | Action à venir, décision annoncée | Je me permettrai de vous relancer lundi. | Je me permettrais de vous relancer lundi si l’idée n’est pas hypothétique |
Autre indice très sûr : regarde le repère temporel. Aujourd’hui, en ce moment appelle le présent. Hier, autrefois, pendant mon stage oriente vers l’imparfait. Demain, lundi prochain appelle souvent le futur simple. Sans repère clair, demande-toi si tu annonces un fait ou si tu adoucis ta formulation. Je me permettrais sonne plus prudent ; je me permettrai est plus net. Au CRPE, cette précision compte vraiment : on attend une orthographe sûre, une cohérence énonciative stable et un choix juste des temps. Les pages de conjugaison classiques peuvent servir de vérification rapide, mais en concours, ce qui fait la différence, c’est ta capacité à relier la forme au sens et à la situation d’écriture.
Les pièges à éviter avec le verbe pronominal « se permettre »
Le principal piège n’est pas seulement la terminaison : c’est l’usage. On se trompe souvent entre présent, imparfait, futur et conditionnel, mais aussi dans l’accord du participe passé de se permettre. Pour écrire juste, vérifie toujours le temps, le contexte et la construction exacte de la phrase.
La faute la plus visible reste « je me permet ». Or au présent, on écrit « je me permets », avec un s final : je me permets de vous écrire. En revanche, à l’imparfait, c’est je me permettais, et non *je me permets*. C’est là que beaucoup hésitent dans un mail : ils veulent être polis, mais choisissent un temps inadapté. Si tu écris aujourd’hui à un formateur ou à un jury, l’imparfait sonne souvent maladroit, sauf si tu racontes une action passée : Hier, je me permettais de relancer votre service est déjà discutable ; Je me permets de vous relancer est plus net. Même vigilance pour « je me permettrai » et « je me permettrais » : le futur annonce une action certaine, tandis que le conditionnel atténue, nuance, politise la demande. Je me permettrai de revenir vers vous n’a pas le même sens que je me permettrais de vous suggérer. Dans une copie de CRPE, cette confusion affaiblit immédiatement la maîtrise de la conjugaison.
Autre zone sensible : le participe passé se permettre. Avec un verbe pronominal, l’accord ne se fait pas automatiquement. C’est précisément pour cela que la question revient souvent : les verbes pronominaux ne s'accordent pas toujours. On écrit elle s’est permis une remarque, donc sans accord, parce que le complément une remarque est COD après le verbe. En revanche, on écrira les libertés qu’elle s’est permises, avec accord, car le COD que est placé avant. Le raisonnement vaut pour d’autres verbes pronominaux et pour des verbes à conjugaison similaire qui piègent en relecture. Ma méthode terrain tient en 3 étapes : tu identifies d’abord le temps voulu, puis tu testes le sens réel de la phrase, enfin tu vérifies le participe passé en repérant le COD. Cette relecture prend trente secondes, et elle change la crédibilité linguistique d’une copie.
Comment écrire « je me permettrai » ?
On écrit « je me permettrai » avec -ai si l’on parle du futur : c’est une action à venir. Exemple : « Demain, je me permettrai de vous rappeler. » Attention à ne pas confondre avec « je me permettrais » en -ais, qui exprime une condition, une hypothèse ou une formule plus atténuée.
Comment conjuguer le verbe permettre à l’imparfait ?
À l’imparfait, le verbe permettre se conjugue ainsi : je permettais, tu permettais, il permettait, nous permettions, vous permettiez, ils permettaient. Si vous écrivez « je me permettais », le pronom « me » s’ajoute simplement devant la forme verbale. C’est cette graphie qu’il faut retenir pour l’imparfait.
Comment savoir si on doit employer le conditionnel ou le futur ?
Je conseille de regarder le sens de la phrase. Le futur exprime un fait à venir considéré comme certain : « je me permettrai ». Le conditionnel marque une hypothèse, une conséquence sous condition ou une atténuation polie : « je me permettrais ». Un bon test consiste à repérer s’il existe une condition implicite ou explicite.
Quels verbes pronominaux ne s’accordent pas ?
Les verbes pronominaux ne s’accordent pas toujours avec le sujet au participe passé. Il n’y a pas d’accord quand le pronom réfléchi est complément d’objet indirect, comme dans « elles se sont parlé » ou « ils se sont permis ». Pour accorder correctement, il faut donc identifier la fonction réelle de « se » dans la phrase.
Faut-il écrire « je me permets » ou « je me permet » ?
Il faut écrire « je me permets » avec un -s. C’est la forme correcte du verbe permettre à la 1re personne du singulier au présent : je permets. La forme « je me permet » est fautive. Exemple juste : « Je me permets de vous contacter au sujet de votre demande. »
Retenir l’essentiel est simple : « je me permettais » = imparfait de l’indicatif, donc passé, contexte, habitude ou atténuation. Si tu écris maintenant, préfère souvent « je me permets » ; si tu veux marquer davantage l’hypothèse ou la réserve, pense à « je me permettrais ». Mon conseil de formatrice : relis toujours la phrase avec un repère de temps clair. Si l’action se passe au moment où tu écris, l’imparfait n’est sans doute pas le bon choix.
Mis à jour le 05 mai 2026
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